10 choses à savoir sur Mylène Groleau

Pourquoi écris-tu pour MFMC?

J’aime le ton qu’utilise la plateforme Ma Famille Mon Chaos pour rejoindre son auditoire. Les valeurs me touchent énormément. Entre collaborateurs, il y a un monde fascinant de soutien, d’entraide et de fratrie (et une grosse dose d’humour).

Selon toi, quel est ton meilleur texte publié sur MFMC?

Certainement « Je t’ai vue, l’éducatrice au parc, à ne rien faire ». Un texte que j’ai littéralement pondu en moins de deux heures seulement! Comme j’aime répondre personnellement à mes lecteurs, j’ai perdu rapidement le fil des commentaires de ceux‑ci. Certains venaient de l’autre côté de l’Atlantique. J’ai reçu des demandes de la part d’enseignants pour me signifier qu’ils utiliseraient ce texte dans leur formation en technique d’éducation à la petite enfance. Éducatrice, c’est ma profession et elle est parfois mal connue. L’observation est au cœur de nos quotidiens afin de pouvoir accompagner les enfants. Mais qui dit « observer » dit « prendre le temps de le faire ».

Que rêves‑tu d’écrire un jour?

Je suis actuellement à l’ébauche d’un roman. Eh oui, la quarantaine apportant son lot de remises en question! Je me suis plongée dans celles-ci pour m’ancrer dans ces écrits. À suivre…

Es-tu un parent plutôt cool ou autoritaire?

Pour répondre à cette question, j’ai demandé à l’une de mes filles. Sa réponse ne m’a pas vraiment aidée… je suis une et l’autre à la fois. Je me qualifierai plus, avec mon conjoint, de parents accompagnateurs ou guides. Nos interventions étaient mises en place afin de responsabiliser nos filles, leur faire prendre conscience de la portée de leurs gestes, et ce, dès le plus jeune âge. J’ai suivi un nombre incalculable de formations afin de les soutenir dans leurs épanouissements. J’ai été (je l’espère) l’oreille attentive et sans jugement à l’écho de leur cœur. Maintenant que nous sommes devenus adultes et adolescentes, je suis bien fière de la relation que nous avons construite tous ensemble.

Si tu écrivais quelques mots d’amour…

L’amour est assurément au cœur de ma vie. C’est le sentiment le plus fort. Celui qui nous éveille, celui qui nous soulève, celui qui nous meurtrit, celui qui nous apaise, celui que l’on se remémore, mais par-dessus tout, celui que l’on vit. J’ai un amour inconditionnel devant la beauté humaine. Autant j’aime aimer, autant j’ai peur de ne pas être aimée… alors, au lieu d’écrire quelques mots d’amour, je le démontre jour après jour envers tout un chacun.

Qu’est-ce qui te fait du bien, te rend heureuse?

C’est probablement anodin, mais j’ai vécu une émotion il y a quelque temps et j’ai été subjuguée par la puissance de celle‑ci. La fille de mon conjoint a quitté le nid familial il y a plus d’un an. Mes deux filles s’absentent graduellement de la maison et cela crée un vide qui fait parfois du bien, je l’avoue, mais qui ne se comble pas entièrement.

Et un samedi soir, mes trois filles étaient à la table avec leur amoureux. Ça discutait ensemble et rigolait à gorge déployée. Mon mari et moi préparions le souper et, en me retournant vers la table, cette émotion me traversa l’échine. Mon vide était rempli. Ma famille réunie là, dans ma maison, à être heureuse. Eh oui, j’ai été émue et mes yeux se sont remplis d’eau… c’était le bonheur.

Qu’est-ce qui te fait honte?

La bêtise humaine. Des gens qui agissent sans jugement ou qui prononcent des mots à l’égard d’autrui sans penser que cela peut blesser, anéantir. Le manque de solidarité entre humains. À quel point il est rendu facile de critiquer et de blesser à la fois.

Quel sujet n’aborderais-tu jamais?

J’écris sur ce que je connais. Ce qui me touche. Je ne pourrais écrire sur des sujets plus lourds : l’inceste, la toxicomanie, la mort ou autres. Non pas que je trouve ces sujets tabous, mais bien parce que je ne pourrais être crédible. Mes mots ne pourraient être vrais. N’ayant pas vécu ou accompagné quelqu’un dans une telle situation, je ne pourrais mettre des mots francs et justes sur ces sujets. J’ai donc besoin de vivre une situation pour en parler. J’ai toutefois des opinions, mais je ne détiens pas la vérité sur tout, je laisse donc ce pouvoir d’écrire sur ces sujets à ceux qui se sentent plus à l’aise.

À quel personnage de série ou de film ressembles-tu?

Sans contredit à Susan Mayer dans Beautés désespérées. Aussi maladroite qu’elle, j’additionne les péripéties. Je suis sans équivoque une « gaffeuse » et je me mets dans des situations rocambolesques. Fort heureusement, j’ai un sens de la dérision très présent. J’aime que ma famille soit bien, heureuse et épanouie. Susan est une artiste tout comme moi qui illustre ma vie de couleurs vibrantes. Je voue un grand respect en amitié et je suis toujours présente lorsque le besoin s’en fait sentir. Je suis divertissante et un peu inattendue.

À part l’écriture, qu’est-ce qui te passionne?

Tout ce qui a trait à la décoration, à la photographie, aux styles et aux couleurs. Je suis une artiste et mon œil perçoit les agencements, les tonalités, ce qui est de bon goût. J’ai un cerveau continuellement en action et je solutionne tout, ou presque. Mon père et moi aurions fait une équipe du tonnerre! Moi, je crée et lui s’exécute dans mes idées farfelues. J’ai hérité du pro action de mon père et de l’âme artistique de ma mère.

Mylène Groleau



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