À côté de ma petite robe noire…

Comme vous le savez, dernièrement, ma vie a changé du tout au tout. Séparation, déménagement, retour au travail, le tout en ayant mes trois merveilleux enfants avec moi minimalement cinq jours et cinq nuits par semaine.

En vidant mes boîtes, je profite de l’occasion pour trier mes vêtements. Les chandails, les pantalons… ceux qui faisaient… ceux qui feront. Ou pas.

Toute femme qui se respecte (ou qui respecte l’ABC d’une garde-robe féminine) a en sa possession une petite robe noire. Cette petite robe passe-partout qui a en plus la superbe qualité et la propriété d’être… noire. C’est-à-dire forcément amincissante !

Qu’elle soit longue, courte, à manches ou à bretelles, elle est LA robe parfaite pour tant d’occasions ! J’ai eu cette petite robe durant bien des années. (Oui, oui, la même durant tout ce temps !) Certains de mes amis se la rappelleront possiblement. Je l’ai portée pour la toute première fois en mai de l’an 2006 il me semble et ce n’est que l’été dernier, onze années et des poussières plus tard, que je me suis résolue à m’en débarrasser. Je dois avouer qu’il était plus que temps ! La pauvre n’avait plus de maintien, ses bretelles s’effilochaient et son opacité laissait à désirer !

Mais comme je l’ai aimée, cette petite robe passe-partout ! Elle a vu le début de bien des choses, entre autres mes trois grossesses. J’ai fait les quatre cents coups avec cette même robe ! Sortie initiale dans un bar-terrasse jusqu’au cordage de cinq cordes de bois. J’ai dansé sous la pluie en pleine nuit avec les bras au ciel en riant. (Non, ne vous sauvez pas, ma folie est ce qui vous plaît chez moi !)

Cette étoffe était plus que confortable, elle était un symbole. Un rappel à cette féminité que nous oublions parfois d’afficher, nous les mamans. Lorsque nous oublions les mises en plis, que le maquillage devient désuet, que le legging ou le bas de pyjama mou devient notre principal accoutrement. Ce moment où l’on fait le choix de couper notre tignasse très court pour ne pas avoir à la démêler… ou quand l’on se contente d’un chignon lâche avec les habituelles mèches fuyantes.

Bien entendu, ce ne sont pas toutes les mamans qui font ces choix. Ce n’est pas obligatoirement comme cela que ça se passe pour toutes. Mais en généralisant, je crois que beaucoup se verront « un peu » dans mon explication. Moi, ce fut, à quelques détails près, mon parcours.

Depuis, j’apprends à me redécouvrir. À réaffirmer cette féminité que j’avais plus ou moins volontairement oubliée. J’ai envie de me regarder différemment. De retrouver l’éclat qui dansait dans mes pupilles lorsque je portais fièrement cette petite robe noire pour la première fois.

Un peu plus haut, j’ai parlé de « mamans » affirmant à tort que cet oubli de soi est presque réservé à la maternité. Mille pardons, car nous savons bien que toute femme peut à un moment ou un autre, pour plusieurs raisons autres que celle d’être maman, s’oublier. Peu importe la raison de votre changement envers vous-même, je vous encourage à vous redécouvrir. Peu importe si vous avez pris ou perdu trop de poids, peu importe le regard des autres. Le plus important c’est votre propre regard ! Oui, c’est cliché, mais pour une fois, un cliché si véridiquement important.

REGARDEZ-VOUS, AIMEZ-VOUS ET SOYEZ FIÈRE DE VOUS EN PRENANT LE TEMPS DE VOUS GÂTER.

J’ai la chance de pouvoir le faire. De le ressentir de nouveau petit à petit. Ma petite robe noire n’est plus. Qu’à cela ne tienne, je m’en suis racheté une toute nouvelle. Sur les « z’Internets » qui plus est ! Je devrais la recevoir sous peu. Premier chiffon de plusieurs à venir. En fait, j’écris premier, mais je me suis trompée. Car cette petite robe noire que j’attends tant aura des voisines de couleur. Un pantalon de cuir, une robe de soirée qui scintille… et…

pourquoi pas, quelques folies pour bien se sentir, pour se trouver jolie à nouveau. Comme nous devrions toutes nous sentir jolies, que ce soit le jour ou la nuit.

J’ai accroché dernièrement un chiffon de soie, rouge écarlate… et il est là, bien sagement, attendant ses propres occasions… Il n’y a pas si longtemps, je n’aurais pas osé… je n’aurais pas pris un cintre pour suspendre sans rougir ce tissu à plaisirs.

Juste à côté de l’emplacement futur de mon nouvel achat…

… juste à côté de ma petite robe noire.

Simplement, Ghislaine.



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