Bonne fête des (grands-)mères!

Par un beau dimanche printanier, plusieurs enfants et grands enfants célébreront leur maman chérie. Les mères de ce monde seront chouchoutées, admirées, reconnues, remerciées. On leur préparera un bon repas ou on les invitera au resto. On leur apportera le mimosa au lit ou la coupe de mousseux au salon. Elles recevront les dessins et les colliers en macaronis faits avec tant d’amour à l’école ou à la garderie. Un bouquet de pissenlits, si elles sont chanceuses.

Je rêve de deux choses.

Un, que la fête des Mères s’étende sur toute l’année. Pas par pur égoïsme (quoique… j’en prendrais souvent, moi, des déjeuners au lit!). Juste parce que les mamans, comme les papas, ça mérite d’être honoré plus souvent qu’une fois par 365 jours. Gâter la personne qui prend ou qui a pris soin de nous pendant des années, c’est comme le romantisme dans un couple : ça ne se fait pas à date fixe! On appuie sur Repeat toute l’année et tout le monde est heureux! Pas besoin de fleurs et de carte du magasin à chaque fois, mais un petit mot gentil sur un post-it, un doux câlin, une promesse (tenue) de ne pas se chicaner entre frères et sœurs… ça vaut de l’or pour un cœur de maman!

Deuxième rêve : que la fête des Mères soit aussi, consciemment, la fête des grands-mères. Oui, je sais, une grand-mère, c’est aussi une mère, par définition! Ce que j’aimerais, c’est que le rôle de mamie soit honoré d’une façon bien particulière. Que le rôle de nos mères et de nos belles-mères dans la vie de nos petits soit mis de l’avant en cette journée et le reste de l’année.

On dit souvent que les grands-mamans servent à gâter les enfants. Oui, entre autres! La bouffe de grand-maman est toujours meilleure que celle des parents, vous avez remarqué? Même quand c’est la même recette. La dose d’amour que les mamies ajoutent dans leurs ingrédients fait toute la différence. Mais les mamies sont aussi là pour réconforter, pour sécuriser, pour aider, pour soutenir, pour encourager nos enfants. Elles enseignent des choses que nous, parents, ne pouvons pas enseigner par manque de temps ou de connaissances (ne me demandez pas à montrer à mes enfants à tisser! Mais ils l’ont appris dès leurs premières années de vie grâce à leur mamie!).

Elles sont une figure adulte de confiance, une personne vers qui l’enfant ou l’adolescent peut se tourner quand il n’a pas le goût de se confier à son parent. Elles sont aussi là pour relativiser les choses. Qui de mieux placé qu’une mamie pour raconter qu’au même âge, leur maman ou leur papa faisait aussi une crise de bacon pour se coucher plus tard ou pour manger une toast au sucre au déjeuner? Ou pour rappeler que malgré certaines années difficiles, leur parent est devenu une bonne personne… Les mamies sont des vecteurs d’espoir et de tendresse. Et ça, ça mérite d’être souligné!

Ah et puis, j’ai un troisième rêve. Que les relations intergénérationnelles soient honorées en ce dimanche de fête des Mères. Qu’on en profite pour se dire : « Eh! Qu’on est chanceux de s’avoir! ». Que les mamies ou même les mamans soient encore parmi nous ou non, elles ont été, sont et seront des figures de proue précieuses dans la vie de nos enfants. Et dans la nôtre.

Bonne fête à toutes les (grands-)mamans!

Nathalie Courcy

 



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