Cette semaine-là du mois…

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été menstruée. Sans rire, j’ai commencé à avoir la visite de « l’armée rouge » à partir de dix ans et demi. C’est tôt en titi, surtout quand tu es une petite fille qui joue encore à la poupée. C’est là que ta mère t’explique que tu as ça parce que tu auras des bébés plus tard!

Parlant de bébés, j’ai eu un petit répit avec deux grossesses et deux allaitements, ce qui totalise environ trois ans de sainte paix de ce maudit « trouble féminin ».

Pour certaines, c’est deux ou trois jours peu abondants. D’ailleurs, ce sont elles qui font les pubs de tampons à la télé. Ça a dont l’air le fun être dans sa semaine pour elles! Glissades d’eau, saut en parachute et petite robe blanche. Moi, c’est plutôt : grosses bobettes de maternité (oui, je les porte encore!) et habillée en mou. Je ressemble à une vampire qui n’a pas vu la lumière du jour depuis mille ans. Le supplice dure environ sept longs jours et revient aux 24 à 25 jours. Je me ruine en tampons et serviettes hygiéniques (c’est avec mon argent qu’ils font de belles pubs!)

Bref, parfois j’aimerais ça être un homme juste pour « skipper » cette semaine-là du mois! Ils ont la vie facile, eux; ils n’ont pas à porter les petits pendant neuf mois, dix ou douze heures de contractions, ils ne connaissent pas ça et encore moins avoir les mamelons gercés! Bon ok, ils endurent notre humeur massacrante une semaine avant nos règles.

Bon, je vous laisse pour aller manger un bol d’épinards et deux tranches de steak, si je veux survivre à ma journée de lavage-ménage-vaisselle-dîner-changements de couches-souper-vaisselle-bain-et dodos des enfants…

Julie Lampron Désaulniers



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