Cheminement interrompu

J’ai fait appel à la mémoire de ma sœur…

En gros, aucun sujet réellement au cœur de mes préoccupations d’élève au secondaire. Honnêtement, j’étais plutôt heureux de l’occasion « légitime » de faire autre chose de mon temps. Certains étaient contre, valorisés par leurs études. Mais nous devions être solidaires. Un véritable mouvement étudiant. La grève.

Cette première vague dès 1973.

Bien des réunions dans l’amphithéâtre. Max, le président de l’association étudiante, était un des « vieux » de secondaire V. Il savait très bien diriger les troupes. Expliquer, orienter le débat. Obtenir les votes. Si je vous dis que vous le voyez, parfois, éminent journaliste de la chaîne publique nationale. Beaucoup moins de poils qu’à l’époque et un prénom désormais toujours bien complet.

Nous avions un slogan, qui reprenait le nom de l’école. Entonné avec fierté, dans la manifestation de notre exubérance. En fait, je me souviens de très peu de choses. Le temps file. Mais je revois ce bulletin de fin d’année. Une étape complète n’avait pas été considérée. Nos résultats finaux ne tenaient compte que des autres étapes. Pour tous.

Ce contenu absent, fait-il une différence aujourd’hui? Même, à l’époque?

Je vous laisse en juger. Mais ça n’a fait aucune différence dans mon cheminement scolaire. Aucun retard, aucune reprise. Bien évidemment, déjà, c’était une des menaces des autorités. Le message du ministre de l’Éducation, pour nous faire entrer rapidement dans les rangs. La peur espérée.

Ou, comme l’a verbalisé notre vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, nous rendre « dociles ».

Cet épisode oublié m’est revenu. Avec cette volte-face de notre savant ministre de l’Éducation. Celui qui a annoncé à tous les adolescents qu’avec la pandémie, le reste de l’année scolaire serait facultatif. Là, qui tente de leur faire peur. Pour forcer une participation. En ligne.

Docile.

Ce mot résonne et je me dis qu’il serait opportun que le mouvement se manifeste. Dans le respect, bien sûr, des règles de santé publique (la distanciation, ça prend encore plus de place dans les rues). Peu importe la raison. Le sort de la planète, pouvoir gazouiller sans intervention du capitalisme de droite ou, simplement, l’avenir. Leur avenir. Leur droit fondamental d’être respectés.

De ne pas être dociles…

michel

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