Comme dans le temps…

Parfois, je me demande ce que je ferais si je n’avais pas d’enfants. Qu’est-ce que je serais devenue? Est-ce que j’aurais le même travail? Le même conjoint? Est-ce que j’aurais pris moins de poids? Et mes cernes… ils seraient aussi intenses?

Parce que moi, ces questions, il m’arrive de me les poser. Il m’arrive aussi d’avoir envie de me lever à 10 heures… comme dans le temps. Il m’arrive de vouloir passer une fin de semaine à écouter en rafale Grey’s Anatomy en ne mangeant presque rien parce que je suis trop absorbée par Meredith et le plus que parfait Dr Shepperd… comme dans le temps. Parfois, je voudrais sortir avec mes amies et rire pendant des heures sans me soucier de l’heure qu’il est… comme dans le temps.

Rentrer tard, et réveiller mon homme pour lui raconter ma soirée sans avoir peur de le déranger et de perturber son sommeil qui est déjà si précieux puisque les enfants se lèvent beaucoup trop tôt… comme dans le temps.

Je voudrais aussi magasiner pour moi, sans revenir seulement avec des vêtements pour enfants et réaliser par la suite que mon budget vêtements pour la famille ne comporte que les enfants et pas moi… comme dans le temps.

Et puis soudain, je les regarde. Et je réalise que, dans le temps, je n’étais pas si heureuse.

Je réalise qu’ils ont été mon énergie pour réussir dans la vie, pour persévérer.

Ils sont la raison pour laquelle je me réveille fatiguée, mais heureuse et avec un but.

Je me souviens des soirées à sortir et des matins à me réveiller avec un mal de tête atroce, pour ne finalement rien faire de ma journée si ce n’est que de dormir pour tenter de survivre à mon mal de tête et à mon corps totalement déshydraté.

Je regarde mon conjoint, avec qui je ne passe peut‑être plus autant de temps de qualité, mais avec qui j’ai maintenant une complicité incroyable grâce aux petits êtres qui nous relient plus que jamais.

Et vous savez quoi? Je sais que vous êtes comme moi. Parce que c’est normal d’oublier notre bonheur. C’est normal de vouloir ce qu’on n’a pas. Ce qui est important par la suite, c’est de revenir dans le présent. Et de réaliser que notre force réelle, c’est eux.

Je connais votre sentiment de culpabilité quand vous les regardez avec amour, mais en enviant vos amies sans enfants.

C’est la fatigue, tout simplement.

Et croyez‑moi, c’est normal!

L’important, c’est de revenir à la réalité.

Serrez vos enfants dans vos bras… et tout le positif vous reviendra!

xxx

Maïka

 



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