Les hormones de… monsieur ou le déficit androgénique lié à l’âge

Mesdames, messieurs, le temps passe. Nous avons laissé derrière nous nos plus jeunes et possiblement, nos plus folles années. Sont passées la petite enfance, l’adolescence, l’épopée de la majorité. Puis pour la plupart est arrivée la douce moitié, suivie de la maternité et de la paternité, ou pas selon les choix.

Nous parlons souvent du retour d’âge des femmes, mais nous passons sous silence celui des hommes! Est‑ce par tabou? Par ignorance? Pourquoi les changements hormonaux de la femme sont-ils vus de façon banale, alors que ceux des hommes restent risibles ou parfois honteux? Comme si l’homme perdait sa virilité avec ce que beaucoup ignorent : l’andropause.

Pour le petit cours de compréhension, ce que l’on appelle le déficit androgénique lié à l’âge est une étape NORMALE et bien plus répandue que l’on peut le croire. Selon les statistiques, cela touche les hommes en général de quarante-cinq à soixante-cinq ans. Mais peu savent que ce changement (et non ce « problème ») est différent pour chacun.

Cette nouvelle étape de la vie masculine se traduit par différents symptômes, passant de la perte d’appétit, la baisse de libido, les troubles érectiles, l’insomnie, la sudation (sueur) et quelques autres symptômes tous aussi alléchants.

Cela est causé par une baisse (normale) de testostérone et d’androgènes. Un peu l’équivalent de la ménopause chez la femme. Avec ses propres particularités, bien entendu!

D’accord, d’accord… je vais tout de suite vous rassurer : il existe des traitements pour contrer les symptômes, surtout celui qui inquiète le plus nos princes charmants : les problèmes érectiles. Sachez, messieurs, qu’en plus d’augmenter la consommation d’oméga 3, d’avoir une bonne alimentation, de diminuer le stress, de bouger, de dormir et de diminuer la consommation de sel, il y a d’autres solutions avant d’avoir recours à la populaire « petite pilule bleue ». Celle-ci ne réglera pas les désagréments des autres symptômes.

Il existe un traitement de testostérone qui semble améliorer l’humeur, l’énergie, la force musculaire et la santé osseuse. Plusieurs options sont disponibles : comprimés, gel, timbres et injections. Un bilan de santé avec votre médecin vous permettra d’abord par un simple test sanguin de savoir si oui, l’hormone est à la baisse et ensuite, vous déciderez quelle option vous conviendra le mieux.

Maintenant que vous avez ces informations, sachez messieurs et vous aussi mesdames, qu’il n’y a aucune honte à ce nouveau changement hormonal chez l’homme. Ce n’est pas risible ni fatal (quoiqu’un test de la prostate est toujours une bonne idée avec ces symptômes!). Vous n’êtes pas moins « hommes », vous n’aurez pas de poussée mammaire… ce n’est qu’un petit dérèglement tout à fait contrôlable!

Mais comme pour les femmes, qui attendent de la compréhension et du soutien face à l’arrivée de la ménopause, soyons de bonnes compagnes et soutenons nos hommes quand ils vivront cette étape! En 2019, il est plus que temps de sortir de l’ombre et de la honte de ces désagréments masculins! Parlons‑en ouvertement. Beaucoup trop d’hommes ignorent souffrir de ces symptômes pour absolument rien, puisque l’on peut y remédier!

Pour finir, sachez que même si la « normale » parle de cette étape comme étant vers la cinquantaine, j’ai lu et vu des entrevues d’hommes en souffrant dans la trentaine! Sachez aussi que seuls 40 à 65 % des hommes vivront ces désagréments. Mais comme on dit… un homme averti en vaut deux!

Courage messieurs!

P.S. Si je me suis trompée sur une affirmation ou une autre, svp faites-m’en part!

Simplement Ghislaine



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