Inaptitude parentale temporaire

Nous voulons tous être les meilleurs parents du monde. Nous voulons être des parents parfaits. Nous priorisions les enfants et leurs besoins avant les nôtres. Nous nous privons afin de leur offrir le meilleur. Mais qu’en est-il de NOTRE bien-être?

Dans mon cas, je suis monoparental. Loin de dire que je fais pitié ou que ma vie est plus difficile. J’ai une famille formidable qui m’aide beaucoup. Malgré tout, j’ai mes problèmes, mes démons. Mais voilà qu’en septembre dernier, plus rien n’allait! J’ai totalement dérapé. Je faisais des crises d’angoisse par-dessus crises de panique. Je ne dormais plus que trois ou quatre heures par nuit.

La consultation médicale et la médicamentation ont suivi. Par contre, mon état laissait encore à désirer. J’ai tout simplement flanché. J’ai commencé à boire beaucoup et tous les jours. À ce moment, j’étais inapte dans mon rôle de mère. Un deuxième rendez-vous s’imposait.

Ma mère a pris soin de ma fille pendant un weekend complet. Je me suis permis de pleurer toutes les larmes de mon corps, d’écrire une lettre d’adieux, même deux. À partir de ce weekend-là, je me suis promis qu’une fois par semaine, je penserais à moi. Je n’ai pas besoin de gardienne pour penser à moi. Juste de pouvoir prendre un bain sans être dérangée ou bien d’écouter de la musique sans entendre « moi, je veux la Reine des neiges ». J’ai aussi décidé de me chercher un nouvel emploi.

Aujourd’hui, je peux dire que je vais mieux.

Aujourd’hui, je peux dire que j’adore mon emploi.

Aujourd’hui, je suis capable de dire NON.

Parce que je pense aussi à moi!

Véronique Ménard Lauzé

 



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