La malédiction du sapin de Noël

L’an passé au mois de novembre, mon chum et moi, on s’est dit que ce serait beau, un vrai sapin dans notre maison. Alors mon chum est parti dans le bois près de chez nous avec sa scie et plein de bonnes intentions, et il nous a coupé une belle tête d’épinette. Pas super fournie, mais bon. Tsé, faut pas trop chialer, hein! On a décoré notre beau sapin et on trouvait que ça sentait bon.

Cette année, l’hiver est bien installé. Mais l’an passé le 24, il n’y avait pas de neige et il faisait quand même chaud. Sur l’heure du dîner, je m’étais mise à observer mon sapin. Ça grouillait.

« Chéri, il y a des bébittes dans le sapin! »

« Ben non, tu capotes! »

« Je te dis qu’il y a des bébittes dans le sapin! »

Plein, plein de petites chenilles noires qui avaient sûrement dégelé. Y-A-R-K-E! Il était environ treize heures, on attendait de la visite. On s’est dépêchés à défaire le sapin, on a enlevé les boules et les guirlandes sur lesquelles se promenaient des centaines de chenilles. Mon chum a pitché le sapin dehors.

On était le 24, on ne pouvait pas passer Noël sans sapin! Mon chum est allé à l’épicerie à côté pour en acheter un. On a refait le sapin. Joyeux Noël!

Cette année, mon chum est allé directement à l’épicerie à côté pour acheter notre super sapin.

« Mon Dieu, chéri, il est vraiment gros! »

« Ben, il y en avait juste des gros! »

Faut pas trop chialer, tsé.

On a décoré le sapin. Il était beau, il sentait bon. Mes parents sont arrivés pour souper. L’arbre est tombé. Avec les boules et les guirlandes. Le sceau (avec l’eau qui gardait le sapin bien hydraté) s’est vidé. De l’eau et plein, plein d’épines de sapin par terre. On sacrait. On a tout ramassé, et on a refait le sapin.

Cette année au Boxing Day, devinez qui s’en va magasiner un beau sapin synthétique?



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