Moi qui n’y croyais pas… Pourtant, je suis en plein dedans!

Moi qui n’y croyais pas… Pourtant, je suis en plein dedans… la crise de la quarantaine! Elle couvait en moi depuis la mi‑trentaine, de petites remises en question par‑ci, par‑là. Je n’y portais pas trop attention. Je suis de ce genre‑là moi, à me questionner sur ma vie souvent, trop. Mais ça ne durait que quelques jours et je n’apportais pas vraiment de changements dans ma vie.

Les questionnements sont devenus plus intenses. Ils revenaient souvent, toujours les mêmes questions.

Es-tu heureuse?

Aimes-tu ce que tu fais?

Est-ce que c’est ce que tu veux devenir?

Es-tu sur ton X?

Honnêtement, les seules choses sur lesquelles je ne me suis pas questionnée ou sur lesquelles je ne me questionne pas toujours sont ma famille et mon couple. Ma famille, elle est parfaite (mon chaos, je l’aime) ; mon chum, je l’aime. J’avais et j’ai au moins cette certitude. Mais pour le reste…

J’ai pris une année sabbatique de mon travail. J’y suis retournée au bout de six mois, pour pleins de raisons, mais particulièrement parce que je l’aime. Est-ce que j’étais l’éducatrice que je rêvais d’être? Non. Mais j’allais le devenir. Je me suis mise à la lecture. Je change beaucoup et j’aime celle que je deviens.

J’ai réalisé aussi que je n’étais pas la mère que je voulais être. Je devais apporter des changements pour y arriver. Je ne voulais plus crier. Je voulais bannir l’impatience. Je voulais favoriser les rires, la joie. Je voulais être plus présente pour mes enfants. J’y travaille fortement. Ce n’est pas parfait, mais c’est beaucoup mieux.

De nouveaux intérêts sont apparus. J’ai envie de découvrir la méditation. Je veux découvrir la zénitude. Calmer la femme anxieuse à l’intérieur de moi. J’ai envie de m’impliquer pour aider notre planète et sensibiliser mes enfants aussi. Faire notre part.

Quarante ans ça bouscule. Quand on y pense, j’en suis à peu près à la moitié de ma vie. Ces tempêtes à l’intérieur de moi ne se calment pas. Des idées, des projets pour être plus heureuse germent chaque jour dans ma tête. Ce n’est pas de tout repos. J’ai l’impression que mon hamster ne quitte jamais sa roulette.

J’imagine que pour les gens autour de moi, ça doit aussi être étourdissant, ces remises en question en permanence.

Mais pour le moment, ce que j’ai réalisé, c’est que je suis la seule maître de mon bonheur.

Et que je dois être les changements que je souhaite dans ma vie…

 

Mélanie Paradis

 



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