« Tu n’as jamais été désirée  »

Cette phrase là, je me la suis fait dire alors que j’avais 12-13 ans par quelqu’un de la famille.

Je me rappelle à quel point ça m’avait démolie. Parce qu’il n’y a rien de pire que les mots, pour soudainement changer l’ensemble de la vision de la vie d’un enfant.

En l’espace de quelques secondes, je venais d’apprendre que mes parents ne m’avaient pas désirée, que j’étais une erreur.

À ce moment là, ma mère avait pris ses premières vacances loin de moi et elle ne s’attendait certainement pas à recevoir un appel de moi en larmes.

« Maman, j’étais une erreur! Tu ne m’as jamais voulue, tu ne m’aimes pas! ».

Quelque soit l’âge, une phrase comme celle là nous remet en question et vient ébranler toutes nos bases familiales et émotionnelles. Ma maman, ne m’avait pas désirée.

Ma grand-mère m’a fait prendre un bon bain chaud en tentant, du mieux qu’elle le pouvait, de me réconforter, mais moi je voulais que ma maman m’explique. Qu’elle m’explique POURQUOI?

Ce qu’elle m’a répondu m’a marquée à vie et je n’ai plus jamais vu les choses de la même façon.

Lisez bien ceci, parce que ces quelques phrases remplies de vérité pourraient, vous aussi, vous aider à apaiser le coeur de vos enfants (si la situation survenait).

« Maïka, quand je suis tombée enceinte de toi, je prenais la pilule. Et c’est vrai qu’à 21 ans, je n’avais pas prévu élever un enfant. Mais tu sais quoi? Tu as été désirée à un point tel que tu ne peux imaginer! J’aurais pu décider d’opter pour l’avortement, mais j’ai opté pour toi, ma Maïka. Et je n’ai jamais regretté ma décision. Tu es ma plus belle réalisation. Alors, oui Maïka, ta venue n’était pas prévue. Mais quand j’ai pris la décision de te garder bien au chaud dans mon vente, tu étais désirée  attendue et aimée. »

Maman, je t’aime!

Maïka

Il est a noter que de nos jours, dans la plupart des pays, nous avons la chance de pouvoir prendre nos propres décisions en ce qui concerne la contraception et l’avortement. Dès lors, ce devient un choix et non une obligation. Il faut donc prendre ce texte dans son contexte et ne pas extrapoler sur des faits vécus en 1950.



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