Quand ride de char = cauchemar

Il n’y a pas si longtemps, aller voir mes sœurs à Québec était un réel plaisir. Je partais seule dans ma voiture, la musique au fond. Relaxe, je faisais les deux heures de voiture qui nous séparent. Je me rendais vite compte que j’étais déjà à destination. Et puis les enfants sont arrivés. Trois petites filles qui ont hérité du gène « je déteste les autos ». Même bébé, je n’arrivais pas à les calmer, comme la majorité des parents, avec une petite balade. Non, non : le tout s’amplifiait.

Voilà que mon neveu fêtait son premier anniversaire en fin de semaine dernière… Et oui à Québec. Un an, c’est d’une importance capitale. Donc dimanche, remplis de bonnes intentions, nous sommes partis direction Québec city. Un aller-retour dans la même journée, quelle idée nous avons eue…

L’aller s’est plutôt bien déroulé. Les deux plus vieilles, ayant eu une fête d’amies la veille (elles avaient couché là, ce qui explique l’aller-retour du dimanche) étaient très fatiguées. Elles ont dormi une bonne partie du trajet. La plus jeune papotait. En nous demandant aux cinq minutes si nous étions arrivées. Ce qui peut paraître énervant, mais ayant connu des voyages pires que cela, on s’en sortait bien. On a même pu écouter un bon vieux CD de Def Leppard. Je me suis même mise à espérer que mes filles avaient peut-être assez vieilli pour que nos balades en voiture soient agréables. J’y ai même cru… jusqu’au retour à la maison.

C’est là que le cauchemar a commencé. Malgré leur immense fatigue, elles n’ont pratiquement pas dormi. Une de mes cocottes s’est mise à pleurer, car elle avait mal au coccyx. J’aiiiii mmmmaaaaallllll! On arrive-tu?????? (après à peine quarante-cinq minutes de faites.) Elle a pleuré sans arrêt. Sa sœur s’en est mêlée en criant plus fort qu’elle : « Arrête de brailler, je suis plus capable de t’entendre. » Ce qui a amplifié les pleurs parce que sa sœur lui criait après. La plus jeune criait par-dessus tout ça pour me demander si on était toujours à Québec. J’ai tenté l’ignorance… Elle criait plus fort jusqu’à l’obtention d’une réponse. Un beau gros « NON » rempli d’impatience, de fatigue et de désespoir. Au comble du malheur, celle qui avait mal au coccyx a aussi eu envie de caca. Naturellement, nous venions de passer la dernière halte routière… Suis plus capable de me retenir VIIIIIITTTTTTTEEEEEE!!!! 1 h 15 de pleurs, de cris, de questions. 1 h 15 d’exaspération. Un papa devenu plus qu’impatient.

C’est à ce moment que l’épisode de la voiture des Beaux malaises m’est revenu en mémoire… Et c’est là que j’ai compris que mes filles n’avaient pas la moindre idée de l’envie qui me grugeait de les laisser sur le bord de la route et de poursuivre ma route…

Jamais je n’aurais fait une telle chose… Mais juste d’y penser… Dieu que ça fait du bien!

Mélanie Paradis

 



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