Sortir de sa zone de confort

J’adore l’expression « sortir de sa zone de confort ». Je ne me suis pourtant jamais arrêtée à comprendre vraiment le sens de cette expression, jusqu’à aujourd’hui. La zone de confort, c’est cet état de sécurité, de plénitude que nous procure notre quotidien. Un bien‑être récurrent qui vient du fait de retrouver nos repères, nos habitudes, une répétition des gestes, un confort de vie, une impression de maîtriser tous les aspects de NOTRE vie. Mais la zone de confort est aussi synonyme d’ennui, de paresse. Le train-train prend le dessus. C’est pourquoi parfois nous sommes poussés par le désir d’élargir cette zone, de repousser les limites qu’on s’était données, de gravir les défis pour aller encore plus loin, plus haut.

 

Et j’ai envie de dire « tant mieux! » Certes, ça fait peur de lâcher la main qui nous guide, de se lancer dans le vide, de marcher les yeux fermés. On sait qu’on risque gros, on sait ce qu’on avait derrière, mais on ne sait pas ce qui se trouve devant. Pourtant, il n’y a jamais d’échec si on ose vraiment. L’échec est de ne pas avoir essayé, donc peu importent vos projets, foncez!

 

J’avais une belle petite vie, bien enveloppée dans un joli ruban doré! Et pourtant, j’ai voulu élargir ma zone de confort, l’ouvrir vers un nouvel horizon, partir à l’aventure ou plutôt revenir à la source dans mon cas. Après avoir construit ma vie à l’étranger, l’appel du Québec s’est fait entendre, encore plus fort, encore plus vif. Je ne pouvais pas l’ignorer.

 

J’y ai embarqué toute ma petite famille. J’avais envie de revenir, de partager mes racines, de me rapprocher, de rattraper le temps passé. Même si je marchais en terrain connu, après toutes ces années, mon pays m’est étranger. Alors oui, je suis sortie de ma zone de confort.

 

En tant que famille, ce déménagement va nous pousser à rencontrer de nouvelles personnes, faire des rencontres étonnantes, vivre des journées uniques au gré des saisons. Sortir de notre zone de confort va nous mettre à l’épreuve, nous forger une opinion plus forte encore, nous donner l’estime de soi, le sentiment d’accomplissement, d’être allé au bout de notre projet. J’espère que nous allons grandir dans cette aventure, j’espère pouvoir dire dans dix ans que je suis contente d’avoir essayé, d’avoir partagé ma culture, mon pays, mon identité.

 

 

Gabie Demers



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