Tu te trompes!

Je suis partie, avec les p’tits. Bien ancrée dans mes envies de réapprendre à vivre. Autrement, sans toi.

Sans TOI.

Quelle utopie m’a prise? Le « sans toi » est temporaire, toujours la distance à refaire. Les discussions d’enfer. Les disputes comme celle d’hier.

Hier, tu es allé trop loin, tu as fait pleurer ces petites âmes qui apprennent à grandir en calquant leurs parents. Hier, tu as crié au téléphone, si fort qu’ils ont tout entendu, qu’ils ont tout reçu.

Oh comme je m’en veux!

Je m’en veux de les avoir laissé être atteints. Par TOI.

Aujourd’hui, je t’ai écrit. Ultimement pour la dernière fois une explication pour arrêter une fois pour toutes tes actions poison. Je t’ai proposé une solution. Tu sembles avoir accepté. Mais encore là, de toi, je ne peux que douter, me méfier, car toujours tu finis par recommencer.

Ce n’est pas la première fois, ce n’est pas ta première crise, ce n’est PAS ma première lettre et mon premier PARDON.

Notre ancienne relation a eu de bons moments et de très souffrants. Si ce n’était des enfants, à mes yeux, tu n’existerais plus. Mais pour eux, je n’ai pas le choix. Je dois encore et toujours faire ce qu’il faut pour ne pas qu’ils te perdent.

Te perdre. Oui.

Car dans tes crises, tu menaces de ne plus les voir, de ne plus les prendre quelques heures aux deux semaines. Déjà que tu ne les appelles pas… Ils me racontent librement ce qu’ils pensent, vivent et ce qu’ils portent. Alors, sache que JE SAIS. Je sais tes mots. Je sais tes essais pour me rabaisser devant eux, devant tous et toutes. Je SAIS tes mensonges à mon endroit. Puis tu sais, ça ne m’atteint pas.

Pas comme tu le crois.

Je suis atteinte au moment où, dans les yeux de mes p’tits, je vois la déception face à leur père. Face à ces paroles mensongères sur le dos de leur mère. Mais tu n’as rien compris mon cher! Ne sais-tu pas qu’ils t’observent? Qu’ils se rendent bien compte, plus que tu ne le croiras jamais, à quel point tu essaies de manipuler les histoires que tu leur racontes?

Tu leur apprends à se méfier de toi. Tu leur démontres toutes les raisons qui ont fait que je suis partie. Tu me donnes raison.

Je n’ai jamais eu l’intention de te rabaisser à leurs yeux, même que souvent depuis notre rupture, j’ai essayé de te protéger contre toi‑même envers eux. Je t’ai trouvé comme dans le passé toutes les excuses imaginables. Je t’ai expliqué encore et encore les erreurs que tu faisais et qui nuisent à votre relation.

Mais toi, tu t’en fous, il n’y en a que pour toi.

TOI, TOI et RE-TOI

Mais cette lettre que je t’ai écrite, sache que c’est la dernière. J’en ai fini. Last call.

Dans l’avenir, je ne serai plus aussi conciliante, aussi patiente. Je n’accepterai plus aucune bavure. Tes mensonges seront tous mis au jour tôt ou tard et le plus beau de l’histoire, c’est que je n’y serai pour rien. Tu récolteras ce que tu auras semé, c’est aussi simple que ça.

Comprends‑moi bien : tu creuses toi-même le même fossé entre les enfants et toi que celui que tu as creusé entre nous.

Je te le dis une dernière fois : prends garde, ils sont intelligents, brillants, ils savent QUI et COMMENT est leur maman… ils apprennent qui tu es…

… à toi de décider ce que tu vas leur montrer. Mais n’oublie pas tu devras assumer.

 

Eva Staire

 



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